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Le DIF pour relancer sa carrière

Un entretien avec Guillaume Verney-Carron, directeur de Best Admission. Le Droit Individuel à la Formation (DIF) peut être utilisé pour se former mais également pour faire un bilan de compétences, voire se préparer à intégrer une formation. Le cabinet Best Admission qui accompagne les cadres dans la gestion de carrière s’en sert pour les aider à identifier et intégrer les meilleurs 3ème cycle en fonction de leur projet professionnel.

Comment procédez-vous pour aider les salariés à choisir un 3ème cycle efficace pour leur projet professionnel ?

Nous aidons les salariés à clarifier leur parcours. Une formation représente un réel investissement et il faut réfléchir avant de s’engager pour trouver les diplômes qui correspondent le mieux à leurs besoins. Plusieurs critères doivent être pris en considération comme sa notoriété du diplôme, l’organisation pédagogique du programme, le stage, le réseau de l’école...Il faut replacer la formation dans un projet global en établissant un cahier des charges précis. Quand le choix des formations est acté, on accompagne les salariés à se constituer un dossier efficace pour passer les différentes étapes pour leur admissibilité et leur admission.

Combien d’heures du DIF utilisez-vous pour les accompagner dans leur projet ?

Nous comptons environ 4 heures du DIF pour la première étape, c’est-à-dire pour identifier la ou les formations répondant aux besoins du salarié. Ensuite, vient la phase de préparation au projet qui prend environ 12 heures. Nous avons formaté notre formation par rapport à notre savoir-faire et non pas uniquement par rapport aux heures disponibles du DIF. Il restera encore des crédits au salarié qui dispose de 20 heures par an ou de 120 heures sur six ans.

Un cumul entre le DIF et le CIF alors ?

Il faut compter environ 400 heures pour faire une formation diplomante. Le DIF n’est donc pas suffisant. Il nous aide à définir et à accompagner les projets. Le salarié devra ensuite utiliser son droit au CIF (Congé Individuel de Formation) pour se faire financer sa formation. Mais là encore, même si on aide les salariés à se constituer un dossier, le Comité paritaire des congés individuels de formation (Copacif) ne prend en charge que des actions prioritaires. On tente le coup à chaque fois mais le taux de réussite est faible pour que le dossier soit accepté. Il faut que le salarié anticipe et voit s’il peut financer sa formation à titre personnel ou faire un emprunt à la banque. Il faut trouver différentes sources de financement. Certaines écoles mettent en place des facilités de paiement. Parfois le cadre pourra effectuer des missions rémunérées lors de son apprentissage. Tout cela est à prendre en compte. Ce qui est rassurant c’est que les 3ème cycles disposent souvent de stage de 6 mois qui débouche généralement sur une embauche.

Quels sont les profils qui font le plus appel à vous ?

La plupart des salariés qui font appel à nos services souhaitent faire évoluer leur carrière, soit acquérir une envergure internationale, soit viser un diplôme qui leur permettra de s’imposer dans l’entreprise et accéder à de nouvelles responsabilités, soit enfin pour se réorienter sur d’autres métiers ou d’autres secteurs d’activités. L’année dernière sur 300 dossiers que nous avons traités, 40% étaient pour des cadres. Ceux-ci sont satisfaits car nous avons plus de 93% de réussite. Ils ont entre 30 et 45 ans et savent qu’ils ont encore 20 ans d’activité professionnelle devant eux. S’ils veulent changer d’orientation c’est le moment ou jamais. Ils sont en attente d’information et préfèrent choisir un coach qui les aidera à se positionner et les guider dans la phase d’intégration.

Comment un cadre peut-il demander à son entreprise de suivre une formation en vue d’une nouvelle orientation ?

C’est tout le côté stratégique de l’annonce d’un tel projet, car tout dépend de ce que vous attendez de votre employeur. Le cadre doit faire le choix entre sa liberté et/ou un financement. Il n’y a pas de recette miracle et il est important de préparer personnellement les choses longtemps à l’avance. Si le salarié veut demander un CIF, il doit formuler sa demande 60 jours à l’avance pour un stage de moins de 6 mois ou pour une formation à temps partiel et 120 jours à l’avance pour les formations continues de 6 mois ou plus. Il doit anticiper toutes les réactions de l’entreprise et le refus de financement du Fongecif, organisme paritaire collecteur agréé au titre du CIF.
Parfois la formation se fait d’un commun accord car l’entreprise n’a rien à proposer de mieux à son salarié même si elle sait qu’à l’issue de la formation le cadre sera sur le départ. L’employeur ne peut pas reporter le droit individuel à la formation éternellement. En résumé il existe toujours des solutions mais il n’y a pas de place pour l’improvisation.

Propos recueillis par Christel Lambolez, Studyrama

 

 

 

contact [at] bestadmission.com

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par Guillaume Verney-Carron

  

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